Agilité, mode, méthode ou état d’esprit ?

A

Prise de notes sans prise de tête
de la WebConference de Romain Couturier, Coach agile
Le 7 octobre 2020 @La Maison du Management

« L’histoire agile de Romain commence au Yémen à l’occasion d’un voyage de 2 ans qu’il fait en famille, alors qu’il est directeur technique d’une start-up de smschat… » Chut, la WebConference commence, on coupe les micros. Aïsha, Pierre, Caroline, Frédéric, Mihaela et bien autres, écoutent.

Il était une fois, Romain, un directeur technique qui manageait une équipe d’une personne. Facile, me direz-vous.
Mais dans une culture où les hommes et les femmes appartiennent à des communautés très silotées, l’arrivée du chat est une petite révolution. La startup grandit, grandit, et le modèle managérial très simple et autocentré des débuts, lui, s’essouffle (en l’occurrence, c’est surtout Romain qui voudrait respirer). Alors, Romain cherche d’autres solutions et découvre la méthode Scrum qui, dit-il, « allume toutes mes lumières ».

Chapitre 1 – L’agilité, c’est du bon sens

La méthode Scrum est une méthode agile de gestion de projet. Elle commence avec une équipe et une liste de tâches ordonnées, organisées en cycles itératifs de 2 à 4 semaines. Chaque jour l’équipe se coordonne, à la fin de chaque itération, elle délivre un résultat qui est, alors, testé auprès des utilisateurs. L’objectif est d’améliorer la productivité et d’optimiser le produit grâce à des feedbacks réguliers des utilisateurs finaux.

Un modèle simple, de bons sens, qui passe d’une organisation pyramidale à une organisation circulaire. C’est tout ? Oui, mais ne vous méprenez pas, c’est ENORME.

Chapitre 2 – Le mode agile s’applique à la pensée multiple dans des situations complexes

Traditionnellement, le mode projet repose dans un modèle séquentiel linéaire. Autrement dit, une étape après l’autre. Au départ, on a une idée, et pour la réaliser, on découpe sa mise en œuvre en séquences, chacune est analysée, traitée, à la fin on délivre. Ca fonctionne très bien sur des projets simples (ceux qui ne rencontrent jamais de difficultés, n’est-ce pas).

Comment faire, quand on ne sait pas exactement ce qu’on veut, qu’on ne sait pas trop où on va, sur un chemin semé d’embûches ?

On change de paradigme !

L’idée de départ n’est plus une idée mais une hypothèse, elle est débattue, remodelée, testée, reprise et améliorée via un cycle d’itérations, car chaque itération fait l’objet de feedbacks qui enrichissent le projet.
En mode agile, on cherche en permanence à tester ses avancées. Et notez bien, plus de tests, c’est mécaniquement plus d’erreurs ! Bonne nouvelle, car c’est autant de déconvenues évitées à la fin.

Chapitre 3 – Passer en mode agile

Le mode agile n’est pas une injonction. Le mode agile n’est pas un nième processus.

Le mode agile a besoin de gens dédiés. Le mode agile a besoin de personnes qui ont envie de s’investir, de personnes qui acceptent ce changement. Le mode agile a besoin de managers pédagogues qui les accompagnent, les guident, les encouragent.

Le mode agile repose sur des équipes auto-déterminées, auto-organisées. Le mode agile repose sur des équipes à qui l’on accepte de donner sa confiance.

Chapitre 4 – Et concrètement, qu’est qu’on fait, maintenant ?

On fait des équipes – oui, oui des gens ensemble qui travaillent ensemble.
On fait la liste des choses à faire sur le projet, que l’on classe en trois colonnes.
• A faire
• En cours
• Terminé
Chaque jour, on se réunit – toute l’équipe, ça y est vous avez compris 😉
On définit une fréquence d’itérations : 2 semaines, par exemple.
Et à chaque itération, on livre à l’utilisateur ce qui vient d’être produit et qui fonctionne, et on lui demande son avis pour avancer 😉

Epilogue – Agilité, mode, méthode ou état d’esprit ?

En synthèse.
Non. Pas que. Absolument !

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Cecilia Vendramini

Cecilia Vendramini, Ma Parole, est consultante, formatrice et enseignante. Elle intervient sur le management de la prise de parole, les communications délicates (com de crise, conduite du changement), l’éthique et la communication. Cecilia bénéficie d'un long parcours en relations publics et communication, plutôt - mais pas seulement - orienté grands comptes.

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